Amadori a su patienter

Cyclisme
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  • 18/05/2014

Photo. C'est un pur produit des Alpes-Maritimes. Né à Nice le 20 février 1993, Julien Amadori a ensuite toujours vécu dans le village de l'Escarène. 

Alors qu'il était proche de se résoudre à ne plus courir en FFC faute de temps pour s'entraîner, Julien Amadori (21 ans) a su trouver une nouvelle route pour à nouveau gagner.

Au mois de décembre nous l'avions quitté dans l'incertidue. Il s'était presque résigné à ne plus courir en FFC et à se consacrer uniquement aux courses FSGT, pour le plaisir, faute de temps pour s'entraîner assez régulièrement. Sauf que voilà. Celui qui a couru en DN3 au Sprinter Club de Nice en 2013 a vu sa situation évoluer. 

« Je pensais ne pas pouvoir m'entraîner comme il fallait et finalement, début décembre j'ai géré le moulin à huile communal de l'Ecarène. Cela m'a permis de finir en début d'après-midi et de pouvoir aller rouler ensuite. Puis, après j'ai eu la possibilité d'aller à Hyères. Je me suis arrangé avec mon travail pour diminuer mes heures et avoir tous mes après-midi pour rouler. Ça s'est décidé début février. » Amadori roule donc depuis le début de saison en DN2 au VS Hyérois. Les résultats sont au rendez-vous. Septième du Grand Prix de Fayence le 1er mars, il a ensuite gagné le Grand Prix de Châteaudouble le 4 mai pour enchaîner avec la deuxième place du sprint au Grand Prix du Mimosa à Mandelieu, seulement battu par l'excellent sprinter de Martigues, Rémy Gras. 

Sa victoire, il l'a donc obtenu sur un contre-la-montre individuel de six kilomètres, en se payant le luxe de battre largement le grimpeur belge du SC de Nice, Jeroen Snick, qui avait gagné un peu plus tôt dans la saison le contre-la-montre de la Montée du Faron. « Je ne pensais pas du tout gagner, surtout avec la bosse qu'il y avait. Je suis arrivée le matin avec l'ambition de donner le meilleur de moi même pour faire le meilleur résultat possible. Je suis arrivée sur la course avec un bon échauffement être tout de suite dans le coup. » En jambes lors de cette première partie de saison, Amadori n'aspire qu'à une chose, « continuer à progresser au maximum. » Le vainqueur de la première étape du Tour de Corse 2013 devrait encore s'illustrer. 

(Crédit photo : Cynthia Amato)

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