"Créer la surprise..."

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  • 22/09/2018

En plus d'entraîner le groupe PNF de Carros, Kévin Derombise a également à sa charge chez les filles les -13 ! L'occasion de transmettre un peu plus pour l'avenir.

Promu cette saison en PNF, Carros entend bien jouer un vrai rôle. Objectif d'ici quelques saisons, monter en Nationale 3 et retrouver les belles heures du club chez les filles. Interview du coach Kévin Derombise.

Coach, vous voilà en PNF, avez-vous donné des objectifs précis au groupe cette saison ? 

Non. Hormis le maintien bien entendu. On jouera les matchs les uns après les autres et pourquoi pas créer la surprise à la fin. De plus, cette année, avec la réforme des poules de Nationale 3, tout le monde peut battre tout le monde. 

Des renforts durant l'été ?

J'ai gardé le même groupe que l'année dernière avec, en plus, des filles qui connaissent le championnat PNF. J'ai nommé Aurélie Capron qui vient de Vallauris et qui a participé à la montée en Nationale 3. Elle évolue sur la base arrière tout comme Raffaela Michelini qui, après deux ans d'arrêt, reprend. Elle est bien connu pour avoir joué en Nationale 3 dans différents clubs : BTP Nice, Antibes ou encore Cagnes-sur-Mer. Mais aussi Karine Suarez. Une gardienne qui a aussi arrêté deux ans et qui a connu le Pôle Espoir, Cannes, Cagnes et Grasse en Nationale 3. Enfin, Sophie Marchant, une demi-centre qui joue aussi ailière. Petite, il a été formé à Carros avant de jouer à Cagnes en -16 Med et France en -18.

Le week-end dernier, tu as commencé ton championnat par une victoire remarquée à La Garde...

Ce fût un bon premier match pour commencer et savoir où nous en sommes. Très vite on commence fort : 4-0 puis 7-1. Mais en fin de première période, les filles ont commencé à souffrir physiquement. Deux de mes joueuses ont eu un souci sur la route pour venir et n'ont pu nous rejoindre que pour la deuxième mi-temps. Du coup, j'avais peu de rotation et La Garde est revenu à 12-8 à la pause. 

La suite s'est visiblement bien passée...

Je demande aux filles de rester concentrées et de garder le même rythme que la première et dès le début enfoncer le clou pour se rendre la fin plus facile. Consigne respectée puisqu'à la 45e on mène 20-12. A ce moment, je prends la liberté de faire tourner pour garder cet écart, continuer à travailler en mettant en avant ce qui est travaillé à l'entrainement. 27-19 au bout d'une heure. La manière et les trois points ! 

Cagnes-sur-Mer pour une première au Planet

Gros match à venir pour la première au Planet à 18h30 ce samedi contre la réserve de Cagnes-sur-Mer. A quelle rencontre faut-il s'attendre ?

Un vrai test ! On connait très bien cette équipe avec un projet à long terme qui est mis en place avec l'équipe première en Nationale 3. En PNF, il y a beaucoup de jeunes depuis des années. Et dans ce club, que ce soit en seniors ou en jeunes, ça joue très souvent les hauts de tableau depuis des année. Bravo à eux ! On sait ce qui nous attend. On a travaillé cette semaine pour être prêt à livrer un vrai combat et avoir une idée encore plus précise de notre niveau de jeu. Les filles ont hâte de jouer ce match et puis on sera à la maison ! Il faudra avoir les crocs pour battre cette adversaire.  

Le samedi suivant, toujours au Planet, Carros va débuter sa coupe de France Régionale contre Cuers...

C'est un week-end parfait pour travailler encore sur notre projet de jeu et pourvoir tester les filles et prouver de quoi on est capable. L'objectif principal est bien sûr le championnat. La coupe est secondaire mais je suis un compétiteur et je déteste perdre. On fera tout pour passer et aller le plus loin possible.

Kévin vous avez 21 ans. Comment faire à cet âge pour s'imposer à la tête d'un groupe senior féminin ?

Au début ce n'était vraiment pas évident. La première année j'ai découvert ce qu'était vraiment le rôle d’entraîner des femmes et jamais je n'aurai pensé que c'était aussi difficile. Mais le seul secret avec les filles c'est d'être patient et de ne pas s'énerver. Quand on est jeune et qu'on entraîne des femmes plus âgées que soi, au début, elles te regardent en se demandant si le petit y connaît vraiment quelque chose au handball (rires).  Puis j'ai mis en place mes connaissances grâce mes diplômes et mon vécu de joueur. Et puis je suis quelqu'un qui se cultive beaucoup et qui analyse beaucoup de matchs.

Celui vous prend beaucoup de temps ?

Le handball c'est ma vie. Je vis handball, mange handball et dors handball. Grace à mes séances et les règles que j'ai mis en place, le respect s'est fait petit à petit et les filles ont vu que mon projet était cohérent et qu'il y avait une vraie progression même avec des filles qui ont déjà un vrai vécu dans ce sport. 

La Nationale 3 d'ici 2021 ?

Quel est le projet sur le long terme ?

A la création du club, Carros était plus porté vers les filles avec une montée en Nationale 2 il y a 25 ans. Et puis, petit à petit, l'équipe a chuté pour arriver en départementale en 2004 et puis... Plus rien. Les années sont passées avec toujours cette équipe ce niveau de compétition sans vrai projet pour le futur que ce soit en jeunes ou en seniors. 

C'est à ce moment là que vous avez repris le groupe ?

A la fin de la saison 2016-2017, l'équipe s'est retrouvée sans coach. Ma sœur et ma petite amie y était et on m'a demandé de les aider. Je me suis pris au jeu. J'ai mis en place un projet pour les jeunes aussi à Carros. Je l'ai exposé à Cyril Parmentelot, Cissou, le directeur technique en charge de la PNM. Objectif avec les seniors : monter en Nationale 3 dans les cinq ans avec les jeunes dernière pour prendre le relais.  

Un dernier mot ?

Le club est vraiment content de la montée des filles en PNF surtout que dans le même temps les gars eux sont montés aussi en PNM. Une double montée ! Que demander de plus ? Nous voulons montrer que la mixité à un bon niveau peut avoir sa place à Carros. 

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