« Un nouveau souffle à ma carrière »

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Infos pratiques : 

Photo. Au début de l'été, Hugo Nys (à gauche) et Benjamin Balleret (à droite) ont remporté le double du Future 15.000$ de Toulon (lire ici).

Après trois saisons à grandir à l'ISP Academy de Sophia Antipolis, le Savoyard d'origine, Hugo Nys (22 ans), a pris la direction de Monaco. Le 510e mondial en simple veut prendre un vrai tournant.

Hugo, si aujourd'hui tu foules les courts du Monte Carlo Country Club, c'est que tu as mis fin à ta collaboration avec ton ancienne structure...

J'ai quitté l'ISP Academy de Spohia Antipolis car j'avais besoin de changements et de découvrir une nouvelle structure pour donner un nouveau souffle à ma carrière. J'étais à Sophia depuis maintenant trois ans. Nous nous sommes quittés en très bons termes.

Après trois ans à l'ISP, tu espères rester plus longtemps à Monaco ?

L'année 2014 sera plus ou moins une saison test. Ma collaboration avec Monaco n'est pas encore vraiment officiel. Aujourd'hui je suis avec la team monégasque. Si ça se passe bien, là on s’engagera pour plus longtemps. Je suis arrivé à Monaco en novembre et je suis un élément de l'équipe à part entière. Malgré tout, je ne suis pas encore dans la course à la Coupe Davis. L'année 2014 est un peu une période de transition. 

Quels sont les ingrédients de ce nouveau souffle ?

Ce qui me relance c'est un nouveau discours. C'est très important. Parfois, avec un coach, ça se passe très bien au début et un peu moins au fil du temps : à l'ISP j'étais arrivé au bout de l'aventure. Guillaume Couillard, je le connais déjà bien. Nous avons fait un essai sur plusieurs jours il y a quelques semaines et tout s'est très bien passé. Je souhaite grimper au maximum à l'ATP. Mais mon avenir à Monaco ne dépend pas uniquement de ma volonté mais aussi de celle du staff. Même si tout se déroule bien, peut-être décidera t-il de continuer sans moi.

« Je n'arrive pas dans l'inconnu »

Le travail ?

Il est accès sur un jeu qui va vers l'avant. Guillaume insiste beaucoup là dessus. Il ne me lâche pas une seule seconde : l'ambiance est bonne. Je m'entends bien avec tout le monde : Benjamin Balleret, Romain Arneodo, Thomas Oger et Lucas Catarina. Je viens de passer deux très bons mois même si j'étais blessé en novembre : à l'épaule droite. Ça rentre dans l'ordre doucement. Je viens de faire deux semaines à fond, c'est encore un peu raide mais ça va mieux.

En 2013 tu as gagné des trophées en double avec les Monégasques...

Avec Romain, j'ai gagné le double du Future de Saint-Raphaël et avec Benjamin le Future de Toulon. Je n'arrive donc pas dans l'inconnu : je connais les garçons.

Quel est le programme de ton début de saison ?

Je vais débuter avec deux Futures 10.000$ en Allemagne entre le 6 et le 19 janvier. Le premier se jouera sur moquette et le second sur dur. Derrière, soit j'enchaîne avec un troisième Future allemand, un 15.000$ sur moquette, ou le Future français de Bressuire sur dur, qui lui est, comme les deux premiers, un 10.000$.

Tes ambitions ?

J'espère être débarrassé de mes soucis à l'épaule et jouer le mieux possible car finalement j'ai encore peu de repères. Que ce soit en simple ou en double, j'aspire à avoir de bons résultats le plus vite possible puisque je n'ai aucun point à défendre au mois de janvier. Malgré tout, le niveau s'annonce relevé. Il est rare de ne pas être tête de série en étant 500e mondial dans un 10.000$. Mais la raison est simple à comprendre. Le premier Future allemand est le seul en Europe cette semaine là. Alors beaucoup de bons joueurs y sont. L'autre Future est aux USA.

« J'espère intégrer le top 200 en double »

Avec qui joueras-tu le double ? Romain ?

Romain sait depuis lundi qu'il sera lui aussi en Allemange (lire ici). Alors, depuis un bon moment, je sais que je vais disputer le double avec Fabrice Martin, en accord également avec mon coach. Avec Fabrice on tient à être dans le coup ensemble dès le début d'année et continuer à grimper au classement de la spécialité comme nous l'avons fait à la fin de la saison 2013 en gagnant un Challenger. Le but est d'obtenir des wild-cards sur les ATP français et pourquoi pas, on peut rêver, à Roland Garros. C’est aussi très important. Aujourd'hui je suis 244e mondial en double et j'espère intégrer le top 200 pendant la saison.

Qu'attend de toi Guillaume Couillard ?

Que je me donne à fond à 200% : ça lui tient à coeur. La Fédération est très présente derrière nous pour notre confort alors il est important de lui rendre la pareille en travaillant dur. Comme déjà évoqué, Guillaume veut me voir jouer vers l'avant : c'est son axe de travail. Monaco c'est une structure assez spécial : une famille. Je commence à bien m'intégrer au milieu de toute cette générosité. Tout m'a bien été expliqué : j'adore.

Tu penses à la Coupe Davis avec Monaco ?

Comme Romain Arneodo, qui est Français et qui va débuter l'aventure avec Monaco en janvier, je peux y prétendre en 2016 ou en 2017 si tout se déroule comme prévu. Mais c'est encore loin. Nous n'en n'avons pas encore parlé même si on y pense.

(crédit photo : DR)

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